mercredi 30 novembre 2011

Julien Levy




 "Heartbreak" © Julien Levy
"Je ne resterai pas" © Julien Levy
"Heartbreak" © Julien Levy
 "Emprunte les ombres" © Julien Levy

Jeune artiste âgé de 28 ans, Julien Levy partage sa vie entre Tokyo, New York et Paris. 
Ici quelques unes de ses photos qui sont un pan de son travail artistique.  
Se dégage de ses clichés une sensibilité désarmée presque palpable. 
Un rayonnement doux. 
Une prose empreinte de nostalgie et de solitude capable de trouver echo par-delà le cadre photographique. 
Une histoire que chacun peut imaginer un peu sienne.


http://www.julienlevy.com

jeudi 24 novembre 2011

"The Americans" by Robert Frank




Paru dans l’indifférence puis critiqué pour sa vision éloignée du rêve américain, l'ouvrage mythique de Robert Frank a bouleversé l’iconographie américaine. Plus qu’aucun autre, The Americans influença profondément la conception du « livre de photo » et l’œuvre de grands noms du XXème siècle, de Bruce Davidson à Diane Arbus. Un ouvrage d’une grande poésie, récemment réédité à l’occasion de son 50ème anniversaire.

1955. Lorsqu’il rédige sa demande de bourse à la Fondation Guggenheim pour faire l’ «étude visuelle d’une civilisation», Robert Frank a quitté sa Suisse natale et vit à New York. Telle est est la genèse de The Americans, qui reçoit d’emblée l’aval de Walker Evans, Edward Steichen, Alexandre Liberman et Meyer Shapiro.
Embarqué dans une voiture d’occasion, accompagné de sa femme et de leurs deux enfants, Frank réalise en un peu plus d’un an et 48 Etats, quelques 28 000 clichés pris avec un Leica qu’il utilise d’une seule main. Nous sommes en 1956, et ces clichés font figure de commentaire triste sur l’Amérique. Car Robert Frank ne cherche pas à travestir ou à enjoliver ses sujets : il les saisit sur le vif, dans leur environnement et avec leurs codes. Tantôt risibles, tantôt violentes (les photos prises dans les Etats du sud illustrent le racisme ambiant), ses images ont ceci de génial qu’elles réussissent à créer une esthétique forte, fruit de son intuitionLes cadrages sont « décalés », la lumière est contrastée et le grain, qu’il préfère dense, ajoute du caractère et de l’expressivité à sa photographie.
Ce qui deviendra LE livre mythique de la Photographie est d’abord publié en France avec des textes d’Alain Bosquet. Une insertion dont le photographe se débarrasse dans la seconde édition, parue en 1959. Ne resteront alors que les 83 photos que Robert Frank avait minutieusement sélectionnées puis organisées. Présentées seules face à des pages blanches, elles s’imposent à l’œil. Unique trace écrite préservée, la très belle introduction de Kerouac, qui souligne la poésie inhérente de l’ouvrage: « Robert Frank, Suisse, discret, avec ce petit appareil qu’il manie d’une seule main, a tiré de l’Amérique un poème triste qu’il a coulé dans la pellicule ».


http://www.nabbu.com/chronique/theamericans,85.html

mardi 22 novembre 2011

Li Hui







Copyright Li Hui 


Trouvée sur son site:“I want to taste dark water and see crackling trees and wild winds.” - Egon Schiele


http://huiuh.com/

vendredi 7 octobre 2011

Benjamin Béchet

 "Blanche-Neige, 31ans, prostituée" 
copyright Benjamin Béchet
 "Batman, 33ans, pompiste de nuit"
copyright Benjamin Béchet
 "Winnie l'ourson, 53ans, ouvrier journalier dans le bâtiment" 
copyright Benjamin Béchet
 "Spiderman, 36ans, nettoie les pare-brise" 
copyright Benjamin Béchet
"Minnie, 41 ans, femme de ménage" 
copyright Benjamin Béchet


"L' identité est avant tout relationnelle"... C'est à partir de cette conviction que Benjamin Béchet - membre du collectif  Odessa - a choisi de mettre en scène, non sans une certaine ironie, notre rapport à l'autre et plus précisément l'exclusion de l'autre, voir sa négation. Intitulée "Je suis Winnie l'Ourson", cette série force notre regard à interroger notre conscience souvent mise en veille par notre nombrilisme. Elle nous engage aussi à repenser la question de "l'identité", concept maint et maint fois mal repris par ceux qui entendent nous gouverner.

"Construction historique et culturelle, l’identité, comme nous l’enseigne les anthropologues, est fluide, multiple, ouverte et contextuelle. Chacun de nous peux en posséder plusieurs jusqu’à l’infini : une, aucune et cent mille pour citer Pirandello. Mais l’identité est avant tout relationnelle : la définition du Nous passe toujours par la négation de l’Autre. Quand elle tombe dans les mains d’ambitions politiques, les identités se rigidifient sous forme de régionalisme, de fanatisme religieux, politiques ou territoriaux. Et quand l’autre est marginal ou précaire, les conséquences immédiates sont l’exclusion et la violence. " Benjamin Béchet